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Amazon est-il une menace dans la lutte antiparasitaire ?

Un clavier d’ordinateur, un homme avec une carte de crédit dans la main
© Rupixen.com | Pixabay

Sur Amazon, vous avez la possibilité d’acheter tout ce dont vous avez besoin même les produits antiparasitaires. Par ailleurs, depuis 2015, ce géant met en relation les particuliers avec les professionnels via Amazon Home Service. Ainsi, de nombreux services sont disponibles dans les grandes métropoles américaines incluant même les services des 3D. Ce qui n’a pas échappé aux rédacteurs d’articles de journaux. En effet, un article, paru dans Pest Control Technology parle d’un problème réel et les produits dans la lutte antiparasitaire. Ils se demandant s’il faut considérer Amazon comme un concurrent, un fournisseur potentiel, une opportunité ou bien une menace ?De manière générale, Amazon doit-il être considéré dans tous ces aspects de point de vue de la question posée ?

 

La facilité d’achat des produits de lutte antiparasitaire

La plus part des produits chimiques de lutte antiparasitaire utilisés par exemple pour traiter les problèmes de ravageurs sont facilement disponibles à l’achat sur Amazon. Plusieurs pages de résultats apparaissent quand on recherche « appât rodenticide » ou « appât en gel pour cafards » sur la plateforme.

D’après cet article, Amazon est même en train de devenir une rampe de lancement pour les nouvelles entreprises. Et ceci, en lançant des produits à niveau mondial sans marketing coûteux et compliqué.

En effet, grâce à ce fournisseur qui contourne les canaux de distribution traditionnels, un fabricant de produits chimiques a désormais un meilleur accès au client final. Il peut donc créer de nouveaux produits et rivaliser plus facilement avec des acteurs qui dominent traditionnellement le marché.

Le rôle de la loi sur les produits antiparasitaires

L’industrie de l’agriculture et de la chimie de spécialité est hautement réglementée. Vous risquez des répercussions réglementaires et des poursuites en vendant des produits que vous ne devriez pas vendre à des gens qui ne devraient pas les utiliser.

Amazon a d’ailleurs déjà été incriminé. Pour autant, toujours selon cet article, il y a jusqu’à présent peu d’impact sur l’industrie professionnelle de la lutte antiparasitaire.

Selon le Dr Jim Fredericks de la National Pest Management Association (NPMA), la vente en ligne de pesticides suppose tout de même des problèmes. Ainsi, tous les pesticides vendus sur Internet devraient donc être soumis aux mêmes normes légales de vente et de distribution. De plus, tous les étiquetages, emballages et marques devraient respecter les réglementations.

Si le directeur des opérations de Gardex Chemicals Ltd., Ontario, Canada, déclare qu’Amazon n’est pas une menace pour son entreprise, certains problèmes affectent les ventes de pesticides au Canada. « Nous voyons toujours des expéditions illégales au Canada et de nombreux (produits) de l’autre côté de la frontière provenant de bricoleurs ou d’Amazon », indique-t-il. « C’est illégal, mais le gouvernement n’a pas les ressources pour le contrôler.

Mais la plupart des applicateurs ne s’amusent pas à ça parce que quelques-uns ont été surpris en train d’importer illégalement des produits non enregistrés et ont été condamnés à une amende de 5 000 $. »

Et le B to C pour les services ?

En 2015, Amazon a lancé Amazon Home Services, ciblant le marché B to C et créant une plateforme pour les « vendeurs » d’Amazon Business. Cela, afin d’atteindre les clients qui recherchent sur la marketplace les choses dont ils ont besoin, comme le ménage.

« Mais dans quelle mesure la lutte antiparasitaire est-elle commercialisable en tant qu’Amazon Home Service ? » s’interroge l’auteur de l’article. Le consommateur d’Amazon est-il un client potentiel pour une entreprise de lutte antiparasitaire qui souhaite établir une relation à long terme avec ses clients ?

Sur Amazon Home Services, le processus est assez simple. Le prestataire de services crée un compte, abandonne sa marque, et renonce à une partie de ses bénéfices. Mais, il peut potentiellement obtenir de nouveaux clients plus rapidement.

En effet, « Amazon possède environ 60 % de toutes les nouvelles recherches de produits en ligne car c’est là que le client moyen fait ses achats », explique Roussos.

Cependant la plateforme serait encore assez « maladroite », d’après Jason Roussos, fondateur / PDG, Directional Cue à Austin (Texas). Et Amazon n’ayant pas une large sélection d’entreprises, et peu de gens qui l’utilisent à ce stade. Connaissant la « machine Amazon », ce démarrage lent va s’accélérer. « Le plus grand secteur que nous voyons Amazon obtenir des parts de marché est dans l’espace de nettoyage », ajoute Roussos.

« Mais, d’autres domaines comme la lutte antiparasitaire se développent. »

En tirer les leçons

Les vendeurs et les entrepreneurs doivent évaluer la manière dont ils apportent de la valeur. Outre la connaissance des produits et des services (l’expertise), ils devront aussi suivre la technologie.

Ian Heller est président de Modern Distribution Management (MDM.com), une société d’études de marché et de médias qui étudie Amazon pour fournir des renseignements aux cadres de distribution en gros. D’après lui, la génération Y devient la main-d’œuvre la plus importante. « Ce qu’ils souhaitent, c’est commander des produits et services en ligne plutôt que d’établir une relation personnelle avec un vendeur », souligne-t-il.

Peu importe où ils achètent les produits ou les services, les consommateurs veulent les mêmes commodités que sur Amazon. Il faut être conscient de l’évolution du marché de la distribution et de la façon dont les consommateurs achètent. « Les services aux entreprises représentent encore un petit pourcentage de ce que fait Amazon, mais ils y donnent la priorité », explique Roussos.

La lutte antiparasitaire vs Amazon

Une relation humaine est une chose qu’Amazon ne peut pour l’instant pas fournir. De nombreux applicateurs et distributeurs conviennent que les relations personnelles sont très importantes. Et surtout, les vendeurs sont toujours importants.

Lon Records, PDG d’Agri-Turf Distributing (Californie), ne pense pas qu’Amazon sera un concurrent pour les entreprises réputées de lutte antiparasitaire. Ni pour sa distribution B2B qui n’interrompra pas le modèle traditionnel de l’industrie.

« La technologie peut aider dans une certaine mesure, mais vous ne pouvez pas compter sur un site Web pour effectuer des appels de vente pour vous », dit-il.

Roussos, quant à lui, voit peu de risques à offrir des services via Amazon Home Services. « Vous pouvez en tirer des enseignements et découvrir s’il y a du volume ici, si Amazon s’installe vraiment dans votre espace, ou si c’est quelque chose dont il ne faut pas se préoccuper », dit-il.

Les PCO (Pest Control Operator) ont une attitude équilibrée. Ils sont souvent prudents à l’égard de la technologie. Et mieux, ils semblent naturellement sceptiques quant à savoir si Amazon est un acteur dans l’industrie de la lutte antiparasitaire.

Comme conclut Records, « le plus grand concurrent que vous avez est vous-même. Le deuxième plus grand concurrent que vous avez est votre propre organisation. Et le troisième concurrent éloigné, ce sont les personnes ou les entreprises qui font la même chose que vous. »

Source : article | Pest Control Technology

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