Cafard / Blatte

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Généralités sur la blatte

Les blattes, ou « cafards », font partie des nuisibles les plus fréquents. Elles sont un enjeu de santé publique. Leur taille varie de moins de 12 mm à près de 50 mm de long. Ce sont pour la plupart des insectes nocturnes qui se nourrissent de matières organiques. La plupart des espèces se logent dans des anfractuosités sombres et humides lorsqu’elles ne cherchent pas de la nourriture. Elles rampent rapidement et peuvent grimper sur des surfaces rugueuses. Quelques espèces peuvent voler sur de courtes distances ou planer à l’âge adulte pendant les nuits chaudes, mais la plupart n’ont pas d’ailes, des ailes réduites ou ne volent pas.

Les gens sont répugnés par les blattes qu’ils retrouvent chez eux et dans d’autres bâtiments. Les infestations intérieures de blattes sont également des sources importantes d’allergènes et ont été identifiées comme des facteurs de risque de développement de l’asthme chez les enfants, en particulier dans les logements collectifs. Les niveaux d’allergènes présents ont été directement corrélés à la fois à la densité des blattes et aux conditions qui contribuent aux infestations graves, tels que le mauvais état du logement et les mauvaises conditions sanitaires.

En France, les principales blattes entraînant des nuisances sont la blatte germanique, la blatte américaine et la blatte orientale. D’autres espèces sont susceptibles de provoquer des nuisances pour l’homme et son environnement. C’est le cas de blatte forestière ambrée (Ectobius Vittiventris).

Identification et cycle de vie d’un cafard

Les cafards sont des insectes de l’ordre Blattodea, dont font aussi partie les termites. Ce sont des insectes larges et aplatis avec de longues antennes et une section proéminente en forme de bouclier derrière la tête appelée pronotum.
Certaines personnes confondent les blattes avec les coléoptères. Or les blattes adultes ont des ailes membraneuses et n’ont pas les ailes antérieures épaisses et durcies des coléoptères.

Presque toutes les blattes sont nocturnes. Elles ont tendance à se disperser lorsqu’elles sont dérangées. Les jeunes ou immatures, appelées nymphes, subissent une métamorphose graduelle à mesure qu’elles se développent et deviennent des adultes. Cela signifie qu’elles ressemblent à des adultes et ont des habitudes alimentaires similaires, mais elles n’ont pas d’ailes complètement développées et ne sont pas actives sur le plan de la reproduction.

En parlant d’ailes, vous pouvez voir notre article sur le secret des ailes du moustique tigre.

Immédiatement après la mue, les blattes sont blanches, mais leur enveloppe extérieure s’assombrit en durcissant, généralement en quelques heures.

Une blatte femelle adulte produit une « boite à œufs », appelé oothèque, qu’elle transporte en saillie sur la pointe de l’abdomen. Les femelles adultes des blattes germaniques portent leur oothèque pendant la majeure partie de la période d’incubation de 30 jours, puis la déposent au moment où les œufs éclosent. Les autres espèces couvertes ici ne la portent que peu de temps avant de le déposer dans un endroit approprié où les œufs incubent pendant plusieurs semaines ou mois. Dans la plupart des cas, les oothèques sont déposées dans des crevasses sombres et humides et dans d’autres zones protégées. Le temps nécessaire à un cafard pour terminer son cycle de vie, de l’œuf à l’adulte reproducteur, varie selon l’espèce, de quelques mois à plus d’un an.

Les blattes se cachent dans les zones sombres et chaudes, en particulier les espaces étroits où les surfaces les touchent des deux côtés. Les blattes germaniques adultes peuvent se cacher dans une fissure de 1,5 mm de large. Les blattes immatures préfèrent rester dans des fissures encore plus petites où elles sont bien protégées. Les blattes ont tendance à se rassembler dans les coins lorsqu’elles se nourrissent et se déplacent généralement le long des arrêtes des murs ou d’autres surfaces.
Il est important d’identifier correctement les espèces impliquées dans une infestation de blattes afin de pouvoir choisir la ou les méthodes de lutte les plus efficaces.

 

Les blattes qui vivent à l’intérieur

La blatte germanique (Blattella germanica)

blatte germanique mâle, femelle, nymphe et oothèque

Blatte germanique, Blattella germanica | De gauche à droite : mâle adulte, femelle adulte, nymphe, oothèque (boite à œufs) dessous | © Choe Dong-Hwan (DR)

La blatte germanique est l’espèce intérieure la plus répandue en France (et peut-être dans le monde), en particulier dans les logements collectifs. Elle préfère les zones de préparation des aliments, les cuisines et les salles de bain, privilégiant les zones chaudes (21° à 24°C) et humides, proches de la nourriture, de l’eau et des zones sombres pour nidifier. Les infestations graves peuvent se propager à d’autres parties des bâtiments.

Des toutes les espèces de blattes présente en France, la blatte germanique est la plus persistante et la plus gênante. Comme elle vit et se reproduit dans des endroits intérieurs associés à la préparation des aliments, elle peut poser des problèmes de santé en raison de la contamination des aliments et de la production d’allergènes à l’intérieur. Les blattes germaniques peuvent devenir nuisibles dans les maisons, les écoles, les restaurants, les hôpitaux, les entrepôts, les appartements et dans pratiquement toutes les structures dotées de zones de préparation ou de stockage des aliments. Elles contaminent les aliments et les ustensiles de cuisine, détruisent les produits en tissu et en papier, elles tachent et donnent des odeurs désagréables aux surfaces avec lesquelles elles entrent en contact.

On pense que les blattes germaniques sont capables de transmettre de nombreux organismes pathogènes tels que Staphylococcus spp., Streptococcus spp., le virus de l’hépatite et les bactéries coliformes. Elles sont également impliquées dans la propagation de la typhoïde et de la dysenterie.
La femelle porte une oothèque beige clair, d’environ 6 mM de long, jusqu’à 1 à 2 jours avant l’éclosion, lorsqu’elle la laisse tomber. Parfois, l’œuf éclot pendant qu’il est encore porté par la femelle. Chaque oothèque contient environ 30 petits et une femelle peut produire une nouvelle oothèque après quelques semaines. C’est espèce qui a le cycle de reproduction le plus rapide de tous les cafards nuisibles communs : une seule femelle et sa progéniture peuvent produire plus de 30 000 individus en un an.

En parlant de reproduction, pensez-vous que l’on peut prévoir les prochaines populations de nuisibles en particulier les blattes ? Deux fois par an, la NPMA (National Pest Management Association)  publie ce qu’elle appelle le Bug Barometer®. Il s’agit d’une prévision saisonnière parasitaire en prenant en compte des prévisions à long terme, des comportements biologiques des nuisibles et de la météo.

Les blattes qui vivent à l’extérieur

La blatte orientale (Blatta orientalis)

blatte orientale mâle, femelle, oeuf blatta orientalis

Blatte orientale mâle adulte, Blatta orientalis | Mâle adulte, femelle adulte et œuf | © Choe Dong-Hwan (DR)

La blatte orientale (Blatta orientalis) vit dans des endroits frais, sombres et humides comme les garages, les sous-sols, les compteurs d’eau et les canalisations. C’est la seconde espèce la plus souvent rencontrée dans les habitations individuelles lorsque celles-ci sont entourées de végétation (tas de bois, lierre et le tapis végétal). On la trouve fréquemment dans les endroits extérieurs où les gens nourrissent des animaux domestiques, du bétail ou des animaux sauvages.

Les blattes orientales préfèrent des températures plus fraîches que les autres espèces. Les populations de cette espèce s’accumulent souvent en grand nombre dans des enclos en maçonnerie tels que des compteurs d’eau. La nuit, les blattes orientales peuvent migrer dans les bâtiments à la recherche de nourriture, d’eau ou de partenaire. Elles restent généralement au rez-de-chaussée des bâtiments et se déplacent plus lentement que les autres espèces.
Les blattes orientales ne volent pas et sont incapables de grimper sur des surfaces verticales lisses. Par conséquent, elles peuvent se retrouver piégées dans des éviers ou des baignoires en porcelaine après être tombés ou grimpés à travers des conduites d’évacuation endommagées.

Leurs oothèques rouge-brun foncé mesurent environ 9.5 mm de long. Les femelles les déposent dans des débris ou dans de la nourriture, dans des endroits abrités. Chaque femelle et sa progéniture peuvent produire près de 200 cafards en un an. Le développement d’une nymphe nouvellement émergée à l’adulte peut prendre de 1 à 2 ans ou plus.

Les femelles de blattes orientales ressemblent à celles des blattes rouges du Pakistan (Blatta lateralis). Les nymphes des blattes orientales ressemblent à celles des blattes rouges du Pakistan mais n’ont pas de coloration rougeâtre.

La blatte américaine (Periplaneta americana)

blatte américaine mâle, femelle, oeuf periplaneta americana

Blatte américaine, Periplaneta americana | Mâle adulte, femelle adulte avec œuf | © Choe Dong-Hwan (DR)

La blatte américaine, Periplaneta americana, préfère les environnements chauds et humides, généralement avec des températures supérieures à 27°C. Dans les bonnes conditions, elles vivent facilement à l’extérieur. Parfois, elles recherchent leur nourriture dans les égouts et d’autres zones au rez-de-chaussée des bâtiments, surtout si les tuyaux sont endommagés, les trappes sont manquantes ou les siphons dans les égouts sont défectueux. Elles se retrouvent fréquemment dans les égouts, les compteurs d’eaux, les collecteurs d’eaux pluviales, les conduits d’aération, les installations d’élevage d’animaux et les zoos.

Les blattes américaines peuvent entrer en contact avec les excréments humains dans les égouts ou avec les excréments d’animaux à l’extérieur. Elles peuvent donc transmettre des bactéries qui causent des intoxications alimentaires (Salmonella spp. et Shigella spp.).
Les femelles adultes transportent les oothèques pendant environ 6 jours. Puis elles les mettent sur une surface protégée où elles incubent pendant environ 2 mois ou plus. Les oothèques mesurent environ 9.5 mm de long et sont brunes lorsqu’elles sont pondues mais deviennent noires en 1 à 2 jours. Chaque oothèque contient environ 12 jeunes. Une femelle et sa progéniture peuvent produire plus de 800 cafards en un an.

Prévention et risques contre les cafards

Gérer les cafards n’est pas facile. Dans certains cas, le client peut gérer lui-même les blattes. Mais pour les infestations graves à l’intérieur et d’autres problèmes de cafards importants ou complexes, des services professionnels de lutte antiparasitaire sont souvent nécessaires. Pour réussir, il faut d’abord déterminer quelles espèces sont présentes et où elles se trouvent. Mieux vous localisez et contrôlez les cachettes, plus votre programme de contrôle sera efficace. N’oubliez pas que la plupart des blattes sont tropicales et aiment les cachettes chaudes et sombres avec un accès à l’eau. Certains de ces endroits peuvent être difficiles d’accès.

Pour prévenir les infestations de blattes, il est essentiel de réduire les sources de nourriture et d’eau ainsi que les cachettes connues et potentielles. Si les blattes ont accès à la nourriture, les appâts (qui sont les principaux outils de contrôle) peuvent prendre plus de temps pour fournir un contrôle satisfaisant. Les pulvérisations d’insecticides à elles seules n’élimineront pas les cafards. Il est préférable d’avoir recours à une approche de lutte intégrée contre les nuisibles (IPM, pour le sigle anglais Integrated Pest Management) qui utilise plusieurs méthodes de contrôle.

La surveillance des blattes (monitoring)

Les pièges collants ou les plaques de glu offrent le meilleur moyen de détecter et de surveiller les populations de blattes. En plaçant des pièges à plusieurs endroits et en les inspectant régulièrement, vous pouvez identifier les zones les plus gravement infestées et savoir où concentrer les efforts de lutte. Les pièges peuvent également être très utiles pour évaluer l’efficacité des programmes de lutte. La plupart des pièges à glu pour les blattes disponibles dans les magasins pour la maison et le jardin fonctionnent bien pour la surveillance. Ces pièges sont ouverts aux deux extrémités et sont doublés à l’intérieur d’un matériau collant.

Pour être efficaces, les pièges doivent être placés sur le chemin que les blattes empruntent pour se nourrir. Les meilleurs endroits sont à la jonction des sols et des murs et à proximité des sites où des cafards sont suspectés. Sur les bons sites de surveillance potentiels, on retrouve des accumulations de matières fécales (par exemple, des taches brunes), des exuvies, des œufs et des cafards vivants ou morts.
Placez des pièges dans tous les coins de la pièce pour vous donner une idée de l’endroit où les cafards entrent. Dans la cuisine, placez des pièges contre les murs derrière les gros appareils électroménagers et dans les armoires. Numérotez les pièges afin de pouvoir conserver les enregistrements de chaque piège séparément.

 

Vérifiez les pièges quotidiennement pendant plusieurs jours jusqu’à ce que l’endroit où le plus grand nombre de cafards sont capturés apparaisse clairement. Plusieurs fois, les cafards seront capturés dans les 24 premières heures suivant la pose d’un piège. Jetez les pièges à glu en les mettant dans un sac en plastique scellé à la poubelle.

Pour évaluer le succès, conservez des registres des cafards piégés à différents endroits avant et après le début de vos efforts de gestion.
Vous pouvez également détecter une infestation de cafards en utilisant une lampe de poche pour inspecter les fissures, sous les comptoirs, autour des chauffe-eaux et dans d’autres endroits sombres. Un petit miroir sur un long manche peut être utile dans les zones difficiles d’accès.

Autres méthodes de surveillance des cafards

Assainissement

Les blattes prospèrent là où la nourriture et l’eau leur sont disponibles. Même de petites quantités de miettes ou de liquides coincés entre les fissures fournissent une source de nourriture. Les mesures d’hygiène importantes sont les suivantes :

• Conservez les aliments dans des contenants hermétiques tels que des bocaux en verre ou des contenants en plastique refermables.
• Gardez les ordures et autres déchets dans des contenants avec des couvercles hermétiques et utilisez des sacs en plastique si possible. Mettez les poubelles loin des portes. Des poubelles spéciales peuvent être montées sur des socles dans les espaces publics comme les écoles pour les surélever par rapport au sol où les cafards se nourrissent. Retirez les ordures, les journaux, les magazines, les piles de sacs en papier, les chiffons, les boîtes et autres objets qui fournissent des cachettes et des abris.
• Eliminez les autres sources d’humidité comme les fuites d’eau. Augmentez la ventilation s’il y a des problèmes de condensation.
• Passez l’aspirateur sur les fissures et les crevasses pour éliminer les aliments et les débris. Assurez-vous que les surfaces où des aliments ou des boissons ont été renversés sont nettoyées immédiatement. L’aspirateur élimine également les cafards, les exuvies et les oothèques, ce qui réduit le nombre global de blattes.
• Etant donné que les mues et les excréments de cafards peuvent provoquer des allergies lorsqu’ils sont inhalés, il est recommandé que l’aspirateur soit équipé d’un filtre à absorbeur de particules à haute efficacité (HEPA) ou de trois filtres.

Exclusion et suppression des cachettes des cafards

Pendant la journée, les blattes se cachent autour des chauffe-eaux, dans les fissures des placards, les cuisinières, les vide-ordures, la végétation extérieure et de nombreux autres endroits sombres. Elles investissent les cuisines et autres espaces la nuit.

Limiter les cachettes ou les voies d’accès aux espaces de vie est un élément essentiel d’une stratégie de gestion efficace. Les armoires à faux fond, les murs creux et les zones similaires sont des refuges de cafards courants qui doivent être correctement scellés.
S’il n’est pas pratique de remédier à ces problèmes, envisagez des insecticides formulés pour la lutte contre les blattes (consulter la section Contrôle chimique).

Limitation de l’accès aux blattes

Empêchez l’accès aux bâtiments par le biais des fissures, des conduits, des dessous de portes ou d’autres défauts structurels.

Prenez les mesures suivantes si l’observation ou le piégeage montre que des blattes migrent vers un bâtiment depuis l’extérieur ou d’autres zones du bâtiment :

• Scellez les fissures et autres ouvertures vers l’extérieur.• Utilisez des balais de porte et des coupe-froid sur les portes et les fenêtres.
• Recherchez d’autres moyens d’entrée, telles que les articles introduits dans le bâtiment, en particulier les appareils électroménagers, les meubles, les boîtes et les articles récemment stockés.
• Inspectez les livraisons de nourriture avant de les mettre dans les cuisines.
• Recherchez des oothèques collées sous les meubles, dans le réfrigérateur et d’autres moteurs d’appareils électroménagers, des boîtes et d’autres articles. Supprimez tout ce que vous trouvez.
• Localisez et scellez les fissures où les cafards peuvent se cacher.
• Coupez les arbustes autour des bâtiments pour augmenter la circulation de la lumière et de l’air, en particulier près des ouvertures, et éliminez le lierre ou d’autres couvertures végétales denses près de la maison car ils peuvent abriter des cafards.
• A l’extérieur des bâtiments, retirez les ordures et les objets stockés qui fournissent des cachettes aux cafards (amas de bois de construction ou de bois de chauffage).
• Pensez à garder une couche de gravier autour du périmètre des bâtiments. Cela réduit l’humidité, ce qui rend cette zone moins accueillante pour les blattes.

Infographie sur les cafards

Traitements contre les blattes

Chimique

Les insecticides à eux seuls ne résoudront pas un problème de blattes. Ils sont plus efficaces lorsqu’ils sont combinés avec des pratiques d’assainissement et d’exclusion qui limitent la capacité de la blatte à s’établir.
Si des insecticides sont utilisés, ils doivent toujours être utilisés avec un soin extrême. La lutte chimique à l’intérieur n’est justifiée que si la population de blattes est établie, et non pour un intrus accidentel ou deux.

Les appâts

Les appâts sont les principaux insecticides utilisés pour traiter les infestations de blattes.
La plupart des insecticides utilisés dans les appâts agissent lentement. Les appâts ne contrôlent pas tous les cafards de la même manière. Un programme d’appât efficace ne donne pas de résultats immédiats, mais peut prendre 7 jours ou plus. Les appâts peuvent être très efficaces pour le contrôle des blattes à long terme. La suppression des autres sources de nourriture augmentera considérablement leurs effets.

Comme pour les pièges à glu, les appâts insecticides n’attirent pas les cafards sur de longues distances. Il faut donc les placer près des cachettes ou sur le chemin que les blattes empruntent pour se nourrir.

A l’extérieur, placez les appâts autour des périmètres des bâtiments (dans des compteurs d’eau, des tas de bois et autour des jardinières).

A l’intérieur, placez les appâts sous les appareils, le long des murs et dans les armoires. Les appâts peuvent également être placés à côté de taches d’excréments de blattes. Ces dépôts contiennent un attractif naturel ou une phéromone d’agrégation. Recherchez ces taches sous les comptoirs de cuisine, derrière les tiroirs de cuisine et à l’arrière des armoires.

Les boîtes à appât

La méthode d’application d’appât la plus populaire pour un usage domestique consiste à utiliser des stations d’appât préremplies. Ce sont de petites unités en plastique qui contiennent une base alimentaire attractive avec un insecticide. Des stations d’appât rechargeables sont disponibles dans les magasins et peuvent être remplies de granulés d’appât ou de gel.

L’avantage des boites à appât est que les insecticides sont confinés dans de petites zones à l’intérieur de conteneurs inviolables plutôt que d’être dispersés largement, ce qui réduit potentiellement l’exposition des personnes et des animaux domestiques. Les appâts dans les stations restent efficaces pendant plusieurs mois.

Appât en gel

Pour le traitement des fissures et des crevasses, les appâts en gel peuvent être très efficaces. Appliquez le gel à l’aide d’un pistolet ou d’une seringue par petites touches dans les fissures et les crevasses.

Les appâts en gel sont très efficaces lorsqu’ils sont placés dans ou à proximité d’endroits où les cafards nidifient ou se nourrissent. Dans certains cas, les gels peuvent devoir être réappliqués car les dépôts durcissent avec le temps. Les gels sont très efficaces pour gérer les blattes germaniques. La recherche suggère que les appâts en gel, appliqués dans les stations d’appât et les passages de câbles souterrains, peuvent également être utilisés pour gérer efficacement les cafards en extérieur.

Poussières et poudres

Les poussières insecticides peuvent être des éléments importants d’un programme IPM lorsqu’elles sont appliquées dans des endroits fermés et éloignés où les blattes sont susceptibles de se cacher. L’ingrédient actif le plus couramment utilisé contre les cafards est l’acide borique. La poudre d’acide borique est un insecticide de contact et oral. Il peut être utilisé à titre préventif ou lors du traitement d’infestations existantes.

L’acide borique n’est pas répulsif, et s’il reste sec et non perturbé, il assure un contrôle pendant très longtemps. Parce qu’il a une charge électrostatique positive, la poussière s’accroche au corps d’un cafard lorsqu’il traverse une zone traitée, et le cafard ingère de petites quantités lorsqu’il se toilette.
La poudre d’acide borique a une activité assez lente et il peut s’écouler 7 jours ou plus avant qu’elle n’ait un effet significatif sur une population de blattes. L’acide borique n’est pas recommandé pour une utilisation en extérieur car il est toxique pour les plantes.

Pulvérisez les poussières et les poudres dans les fissures et les crevasses ou étalez-les légèrement dans des zones où les résidus visibles ne sont pas un problème et où les personnes n’entreront pas en contact avec. Retirez les panneaux de protection des réfrigérateurs et des cuisinières et appliquez une légère couche de poussière sous ces appareils. Les couches minces de poussière sont plus efficaces que les couches épaisses, qui peuvent s’agglutiner.
On peut percer des trous dans le haut des panneaux de protection sous les armoires, et appliquer des poussières et des poudres à travers les trous ainsi que sous l’évier, dans l’espace vide entre l’évier et le mur, et autour des passages de tuyaux. Traitez également le long des bords arrière et dans les coins des étagères des meubles, des armoires, des garde-manger et des placards.

Formulés comme des insecticides, les produits à base d’acide borique contiennent généralement environ 1 % d’un additif qui empêche l’agglomération et améliore les propriétés d’application. Si un dépôt est mouillé puis sèche et gélifie, il perd sa charge électrostatique et ne sera pas ramassé facilement par les cafards. Si cela se produit, nettoyez les anciens dépôts et réappliquez sur ces zones.

Les poussières déshydratantes telles que la terre de diatomées et le dioxyde de silicium sont répulsives et efficaces. Elles absorbent facilement les cires de la surface des insectes, entraînant leur dessiccation (déshydratation) et leur mort.

Si vous voulez en savoir plus sur les programmes IPM, l’USDA ( l’Institue National de l’Alimentation et de l’Agriculture aux États-Unis) à crée un toute une page avec des ressources sur le sujet.

Sprays, aérosols et fumigènes

Les applications d’insecticides en aérosol et de fumigènes (« bombes anti-insectes ») sont souvent inefficaces car ils n’atteignent pas les crevasses où les blattes nidifient et se reproduisent. En outre, elles peuvent être dangereuses en raison des problèmes d’inflammabilité et d’exposition.

Bien que les sprays puissent fournir un effet choc rapide et temporaire contre les cafards, ils ne permettent pas de contrôler les populations à long terme. Ils peuvent également repousser et disperser les cafards dans d’autres zones du bâtiment d’où ils peuvent revenir plus tard.

Les blattes sont également devenues résistantes à de nombreux insecticides contenus dans les sprays et aérosols courants qui les contrôlaient autrefois. Les sprays ne sont pas nécessaires si un programme de lutte intégrée est suivi qui combine l’assainissement, l’exclusion avec les appâts et poussières insecticides appropriés.

Le suivi

Après le lancement d’un programme de lutte intégrée contre les blattes, évaluez l’efficacité des méthodes utilisées avec un suivi régulier. Utilisez des pièges ou des inspections visuelles pour déterminer si un traitement supplémentaire est nécessaire.

Si les populations persistent, réévaluez la situation. Recherchez d’autres sources d’infestations, assurez-vous que toutes les entrées possibles sont bloquées, assurez-vous que les sources de nourriture et d’eau sont éliminées autant que possible, et continuez à sceller et à éliminer les cachettes. Il peut être nécessaire de déplacer les stations d’appât vers d’autres endroits, d’utiliser plus de stations, d’appliquer plus d’appâts ou d’envisager un produit d’appât différent.

Lorsque les populations de blattes sont sous contrôle, continuez de surveiller régulièrement avec des pièges pour vous assurer qu’il n’y a pas de réinfestation. Maintenez des techniques d’assainissement et d’exclusion pour éviter d’encourager une nouvelle infestation. Si de graves réinfestations continuent de se reproduire, envisagez de modifier ou de remodeler les zones infestées pour rendre l’environnement hostile aux blattes.


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