Environnement de travail

Les EPI : ce que le technicien hygiéniste doit savoir…

Technicien hygiéniste EPI
© Marchsirawit

La sécurité est une question essentielle pour tous les professionnels de la lutte antiparasitaire. En effet, ils manipulent souvent des produits dangereux (produits biocides ou phytopharmaceutiques), circulent beaucoup, travaillent en hauteur… Lors d’un webinar dispensé gratuitement par IZPest, le formateur Nicolas Didych a donc parlé des équipements de protection individuelle (EPI).

En bref :

  • Notre précédent article définit la notion de risque et énonce les risques auxquels les professionnels de la lutte antiparasitaire sont confrontés au quotidien.
  • Les EPI protègent les opérateurs contre le risque.
  • Les employeurs ont l’obligation de fournir les EPI appropriés et une formation sur leur utilisation.
  • Les salariés doivent porter les EPI à chaque intervention.
  • Les gestes d’hygiène sont importants à respecter.

Les équipements de protection individuelle : prévenir plutôt que guérir

Les EPI sont le dernier moyen de protection dont dispose l’applicateur.

Petit rappel : la protection individuelle n’est par définition pas collective ! Par conséquent une combinaison anti-guêpes ne peut en aucun cas servir pour 10 techniciens – surtout en ce moment. Si vous avez trois salariés, logiquement, vous devez avoir trois combinaisons anti-guêpes. Sinon, il faudra les laver entre chaque utilisation.

L’usage des produits chimiques impose au professionnel 3D de lire les étiquettes. C’est obligatoire. Les étiquettes de produits biocides ou phytosanitaires comportent des indications sur les EPI. Ces notions apparaissent également sur les fiches de données de sécurité de tous les produits chimiques au chapitre 8.2. 

Dans ce chapitre, il y a des indications spécifiques sur : 

  • la protection des yeux avec des lunettes de protection spécifique, 
  • les combinaisons de travail, 
  • la protection des mains avec les gants,
  • les masques respiratoires,
  • les chaussures de sécurité (qui sont souvent oubliées). 

Équipements de protection individuelle et notion d’hygiène

L’hygiène et le comportement du technicien hygiéniste sont les 2 garanties de l’efficacité de l’EPI. 

  • On ne fume pas, on ne boit pas, on ne mange pas pendant un traitement.
  • Dès qu’on a fini les traitements, on lave ses gants puis on se lave les mains. 
  • On évite de laver son vêtement professionnel avec ses vêtements familiaux pour éviter les transferts de produits chimiques.
  • On se lave systématiquement et rapidement les mains après le traitement.
  • D’une manière générale, on se lave très régulièrement les mains.

Les locaux avec un accès pour le personnel doivent comporter des douches pour que les membres du personnel puissent se laver à la fin de la journée, tous les jours.

EPI : qui les fournit aux applicateurs hygiénistes ?

L’employeur a l’obligation de fournir des EPI adaptés aux employés conformément au code du travail. Il doit bien lire l’ensemble des fiches de sécurité des produits (rubrique 8.2) pour vérifier les EPI dont il a besoin et qu’il doit fournir à son ou ses salariés. 

L’employeur doit également former ses salariés à la bonne utilisation des EPI, notamment en ce qui concerne les travaux en hauteur et l’utilisation des harnais. Il est également primordial de veiller à ce que les EPI usagés ou défectueux soient remplacés. Il faut donc régulièrement aborder le sujet avec ses employés et vérifier l’état des EPI.

Le manager ne doit pas hésiter non plus à se rendre sur les chantiers pour vérifier que les techniciens utilisent correctement les EPI. Et les techniciens ne doivent pas utiliser les EPI pour autre chose que le travail !

EPI : quelles obligations pour le salarié ?

Le manager ou l’employeur a des obligations mais le salarié aussi. Il doit porter au quotidien les équipements qui lui sont fournis. 

Dans les entreprises, il est très important d’avoir une bonne relation entre employeurs et salariés sur la gestion des EPI. Pour gérer facilement cette question, n’hésitez pas à avoir une sorte de cahier de liaison dédié. De cette manière, il est facile de garder une traçabilité si l’employeur a donné un EPI ou si l’applicateur a reçu son EPI.

A lire également : Gestion des déchets dangereux ou toxiques

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