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Intoxication avec des raticides : une fillette décède à Londres

lieu de crime délimité par la police
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Temps de lecture estimé : 3 minutes

Le 11 décembre 2021, une fillette de 11 ans meurt à Londres. L’enquête pointe des produits de lutte antiparasitaire. Que s’est-il passé ?

Auteur : Hélène Frontier

Selon les premiers éléments de l’enquête, les pompiers ont découvert dans un bâtiment de l’est de Londres une grande quantité de produits chimiques. Ces produits censés être utilisés pour la lutte antiparasitaire seraient à l’origine de l’intoxication.

Londres : une intoxication avec des raticides ?

Fatiha Sabrin – la fillette – aurait inhalée les fumées toxiques de produits chimiques destinés à la lutte antiparasitaire. Retrouvée inanimée, elle a immédiatement été emmenée à l’hôpital. Mais elle est décédée peu de temps après. Ses proches ont été prévenus, dont son père, au Bangladesh au moment des faits.

Selon la police, trois autres personnes vivant dans le même bâtiment, dont la mère et le frère de la victime, ont déclaré s’être senties mal après avoir également inhalé des fumées toxiques. Elles ont également été transportées à l’hôpital.

Les pompiers de Londres ont effectué des contrôles dans le bâtiment. Ils ont ainsi trouvé une grande quantité de produits chimiques. Actuellement, le décès de la fille est considéré comme inexpliqué. Une enquête est en cours. Mais elle n’est pas traitée comme une enquête criminelle pour le moment.

D’après la Met Police, les produits chimiques semblent servir à la lutte antiparasitaire. Un porte-parole a ajouté : « Ils seront emmenés dans un endroit sûr. Puis une enquête sera menée pour déterminer pourquoi ils se trouvaient dans le bâtiment. Les autres résidents de la propriété ont été évacués par précaution et sont sous la garde des autorités locales. »

Mort de Fatiha Sabrin : la BPCA réagit

Des sources locales ont émis l’hypothèse que cette intoxication mortelle pourrait avoir été causée par des raticides importés du Bangladesh au Royaume-Uni.

Ian Andrew, directeur général de BPCA (syndicat britannique des entreprises de lutte antiparasitaire), a commenté :

« Nous sommes désolés d’apprendre l’événement tragique dans l’est de Londres. Et nos pensées vont à sa famille. Nous attendons d’en savoir plus sur les circonstances. Nous ne sommes donc pas en mesure de commenter la situation pour le moment. La réglementation sur les produits chimiques est gérée par le Health and Safety Executive (HSE). Ainsi les produits antiparasitaires autorisés sur le marché ont des conditions d’utilisation strictes. »

Lire également : BPCA, le syndicat britannique des 3D, nominé aux Awards des associations

Empoisonnement aux raticides : des faits similaires en France

La France n’est pas en reste malheureusement. Fin novembre, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a fait savoir dans un communiqué que deux enfants avaient trouvé la mort « suite à l’ingestion accidentelle d’un raticide interdit en France« .

Les deux petits de un an ont ingéré des aliments imbibés du produit posés à même le sol. Les raticides, contrefaits, ont été importés illégalement de Chine.

L’emballage du rodonticide en question indiquait qu’il était à base de bromadiolone, une substance active anticoagulante strictement encadrée en France. Or d’après les analyses, le produit contenait en fait du monofluoroacétate sodique, qui lui est interdit sur le territoire français.
L’Anses indique par ailleurs que des précédents ont eu lieu en Guyane depuis 2017 avec 32 cas d’exposition à des rodonticides similaires. Elle appelle donc à la prudence concernant tout achat de spécialités destinées à lutter contre les nuisibles.

Lire également :

 

Sources : BBC | BPCA | Anses

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