Business

Webinar de l’ICUP sur les nuisibles urbains

Logo ICUP webinar

L’ICUP – Conférence internationale sur les nuisibles urbains – devait avoir lieu à Barcelone en 2020. Comme bien d’autres événements, elle a été reportée puis annulée pour des raisons qu’il devient inutile de préciser. Pour rester en contact cependant, les organisateurs ont proposé une version courte et en ligne le 9 mars. Un communiqué de presse de Frances McKim (Active Solutions) revient sur ce tout premier webinar…

Les congressistes réunis dans le premier webinaire de l’ICUP 

Impossible actuellement de se rencontrer en face à face… Qu’à cela ne tienne ! Près de 500 membres représentant plus de 50 pays, se sont réunis en ligne le 9 mars 2021. Ils assistaient au premier webinaire de l’ICUP, l’acronyme anglais pour International Conference on Urban Pest, autrement dit la Conférence internationale sur les nuisibles urbains.

Ruben Bueno, président du comité d’organisation de l’ICUP, a animé l’événement. Il a expliqué qu’il aurait dû accueillir les congressistes lors de la 10ème conférence ICUP qui devait se tenir à Barcelone. Mais celle-ci a dû être annulée en raison de la pandémie de coronavirus. Il a toutefois indiqué que les organisateurs de l’ICUP avaient estimé qu’il était important que le groupe maintienne le contact via ce webinaire jusqu’à la prochaine conférence. Il espère que celle-ci se tiendra encore à Barcelone à une date ultérieure.

Des thèmes de recherche variés

Parmi plus de 130 articles proposés pour la conférence reportée de Barcelone, 5 ont été sélectionnés pour être présentés lors de ce webinaire, avec la possibilité de présenter des articles supplémentaires lors d’un autre webinaire.

Les conférenciers sélectionnés venaient de toute l’Europe et des Etats-Unis. Les conférences présentaient des résultats de recherches. Elles portaient sur des sujets variés :

  • les rats dans les égouts de Barcelone, 
  • la lutte contre les guêpes en Californie, 
  • les insectes nuisibles en Europe
  • la lutte contre les moustiques avec le développement de systèmes de régulation des gènes CRISPR.

Après chaque présentation, il y a eu un échange de questions et de réponses.

Des sciences participatives 

Les deux premières présentations portaient sur le changement climatique et l’établissement des espèces non natives d’arthropodes. 

Federica Bolocchi

Federica Bolocchi | © Hamelin

Dans la première, Federica Bolocchi, de l’Université de Milan (Italie), a détaillé ses conclusions sur les travaux d’identification des espèces d’arthropodes et leuraire de répartition dans certaines parties du Royaume-Uni ainsi que les communautés microbiennes associées.

Klaus Zimmermann

Klaus Zimmermann | © Hamelin

Klaus Zimmermann, d’Inatura GmbH (Autriche), a quant à lui détaillé ses conclusions sur la façon dont la hausse des températures estivales favorise la propagation de la Scutigère véloce, (Scutigera coleoptrata) en Europe centrale.

Scutigera coleoptrata

Scutigera coleoptrata | © Klaus Zimmermann

Ce qui est remarquable dans les deux présentations, c’est l’utilisation des sciences participatives (également connues sous le nom de science citoyenne) pour la collection de spécimens. Zimmermann parle de « cartographie créative » pour nommer la combinaison des données scientifiques avec celles de la science citoyenne.

Des technologies de pointe

Technologie de forçage génétique CRISPR sur les moustiques

Technologie de forçage génétique CRISPR sur les moustiques | © Hamelin

Pour aborder les futures technologies de lutte, Victor Lopez Del Amo, de l’Université de Californie à San Diego (USA), a parlé de la technologie de forçage génétique CRISPR. Celle-ci pourrait servir pour lutter contre les moustiques dans les zones urbaines. Elle offrirait une alternative précieuse aux traitements insecticides. 

On utilise actuellement principalement des moustiquaires imprégnées ou des pulvérisations résiduelles, et la résistance aux matières actives peut devenir un problème. Mais la recherche CRISPR implique des travaux sur le séquençage du génome de l’ADN. Ainsi, elle peut se heurter à une résistance de la part du grand public qui peut considérer qu’il s’agit d’ingérence génétique 

Rats d’égout

Jordi Pascual

Jordi Pascual | © Hamelin

Pour s’éloigner du thème des insectes, Jordi Pascual, de l’Agence de santé publique de Barcelone, a passé en revue ses travaux évaluant la saisonnalité reproductive et la fertilité du rat brun ou surmulot (Rattus norvegicus) dans les égouts de Barcelone. Comme les égouts maintiennent un environnement relativement constant, il s’attendait à ce qu’il y ait peu de variations dans le cycle reproducteur des rongeurs. A sa grande surprise, cela s’est avéré ne pas être le cas. Les influences extérieures telle que la température exercent des effets considérables…

Attirer les guêpes

guepe

© Hamelin

Pour compléter le webinaire, Michael Rust de l’Université de Californie à Riverside (USA) a fait une présentation couvrant la palatabilité et l’attrait des appâts pour guêpes en zones extérieures. Il appartient à un groupe tout à fait unique de membres de la communauté ICUP ayant assisté à chaque conférence ICUP depuis la première à Cambridge, au Royaume-Uni en 1993.

Interrogé par Ruben Bueno sur les raisons pour lesquelles l’ICUP était si spéciale à ses yeux, Rust a déclaré : « Ces événements nous permettent d’échanger des informations et de partager les problèmes concernant les parasites en zone urbaine. Comme je viens des Etats-Unis, c’est une occasion idéale pour moi de découvrir ce qui se passe en Europe. Ces événements élargissent mon horizon, et ils sont en plus toujours agréables ! »

Le mot de la fin

Pour ceux qui ne peuvent pas assister au webinaire en direct, ou pour simplement écouter les présentations à nouveau, elles seront disponibles prochainement sur le site Internet de l’ICUP jusqu’au 6 avril 2021 : www.icup.org.uk/webinar

A la fin du webinar, Ruben Bueno a déclaré que si rien n’avait encore été finalisé, il espérait pouvoir organiser le 10ème ICUP à Barcelone à une date ultérieure.

Comme on pouvait s’y attendre, Bill Robinson et Clive Boase, du Comité exécutif de l’ICUP, ont tous deux participé étroitement à l’organisation de ce premier webinaire. Ils ont déclaré : « Nous sommes vraiment satisfaits du contenu et de la participation de ce premier webinaire. Nous envisageons d’autres événements virtuels, afin de maintenir l’esprit de la communauté ICUP jusqu’à ce que nous puissions nous rencontrer à nouveau en face à face. »

Surveillez les annonces ou suivez les événements sur le nouveau compte Twitter ICUP @ICUP_Conference

Pour plus d’informations, et toutes demandes de presse, veuillez contacter Frances McKim à l’adresse suivante : frances@activesolutions.uk.com

L’ICUP est l’acronyme anglais pour International Conference on Urban Pest. C’est donc la Conférence internationale sur les nuisibles urbains. Elle a lieu tous les 3 ans depuis 1993. Des experts internationaux viennent y présenter des résultats de recherches sur les nuisibles, leurs impacts et leur gestion. C’est un évènement qui ne fait aucune promotion commerciale et qui est très attendu pour son orientation scientifique. Il est entièrement dédié au partage d’informations et de données de recherche sur le secteur de la lutte antiparasitaire.

L’ICUP est un événement à but non-lucratif et autonome, organisé et géré par des bénévoles. Un comité d’organisation local planifie et organise chaque session. Il élabore le programme et encourage la participation régionale. Tous les membres du comité d’organisation et du comité exécutif payent leurs frais d’inscription. Ces frais représentent le coût global divisé par le nombre de participants.

lire également :

Que pensez-vous de cet article?

J'aime
2
J'adore
2
Etonnant
0

Découvrez aussi

commentaires clos