Jean Michel Michaux

Jean Michel Michaux

Jean-Michel Michaux, formateur et fondateur de l’ISTAV | ©ISTAV (DR)

ISTAV signifie Institut scientifique et technique de l’animal en ville. Cet organisme au nom poétique est un centre de formation et d’accompagnement sur les risques liés aux organismes vivants. Basé aux portes de la ville de Paris (93), il a été fondé par Jean-Michel Michaux. Ce formateur, par ailleurs membre actif de la CS3D, le dirige avec une équipe pluridisciplinaire. Car il n’y a pas de solution unique, nous dit-il. C’est ce qui selon lui, fait toute la différence… Explications

 

 

Pourquoi choisir l’ISTAV ? Il y a après tout plusieurs centres de formation en France pour la lutte antiparasitaire…

Eh bien, il y a à l’ISTAV une vraie volonté d’apporter des solutions efficaces et respectueuse à la fois de l’environnement et de la santé humaine. La maîtrise des nuisibles ne doit porter atteinte ni à l’un ni à l’autre. Notre école de pensée, si l’on veut, c’est la lutte intégrée. Pour mémoire, la lutte intégrée repose sur 3 principes :

  1. le diagnostic,
  2. les méthodes suppressives,
  3. les méthodes environnementales qui rendent le milieu hostile aux espèces indésirables.

Ensuite, nous travaillons en permanence sur nos méthodes pédagogiques pour que chacun trouve chaussure à son pied en termes de formation, que ce soit Certibiocide, Certiphyto, ou autres. Nous offrons en effet diverses méthodes d’apprentissage. C’est un fait : tout le monde n’apprend pas de la même manière.

Certains apprennent mieux grâce à de la théorie. D’autres auront besoin d’un enseignement pratique. Les uns nécessitent un interlocuteur présent qui puisse répondre tout de suite à leurs questions. Les autres peuvent étudier en autonomie sur un ordinateur avec un interlocuteur en soutien au cas où ils auraient des questions. Donc le but, c’est que le stagiaire puisse acquérir les bonnes notions. Et il nous parait important que tout un chacun trouve une méthode adaptée à sa façon d’apprendre. Nous ne croyons pas à la méthode universelle. Nous croyons à la diversité des méthodes.

Comment cette diversité des méthodes pédagogiques se reflète dans l’offre de formation de l’ISTAV ?

Nous proposons 3 formules. Nous avons des formations présentielles, des formations distancielles, et des formations en A-learning. Nos formations sont axées autour de quatre grands domaines : la lutte contre les nuisibles, les animaux de compagnie, l’hygiène en agroalimentaire, et la réglementation des produits chimiques liés à la vie animale ou végétale.

En présentiel, les stagiaires peuvent suivre le Certibiocide et le Certiphyto, qui sont des formations réglementaires. Ils ont aussi accès des formations volontaires pour la lutte contre les nuisibles, que personnellement je préfère appeler les indésirables… Il y a aussi des formations relatives aux animaux de compagnie et à l’hygiène en agroalimentaire.

Ces mêmes formations sont accessibles également à distance. Et nous proposons bien évidemment sur demande des formations sur-mesure.

Nous avons également toutes ces formations en A-learning, qui est un concept hybride entre le présentiel et le distanciel. A-learning signifie en anglais Adaptative Learning. Cela signifie que l’apprentissage est adapté à vos besoins. Cette formule peut être individuelle ou collective, en inter ou en intra, dans nos locaux… Bref, nous nous adaptons à vos besoins. Le stagiaire travaille en autonomie sur des supports vidéo pré-enregistrés et un formateur est présent pour répondre aux questions éventuelles. Chacun apprend à son rythme et surtout à son niveau !

Depuis quand existe l’ISTAV ?

L’ISTAV existe depuis 2007. Lorsque j’étais élu à la Ville de Paris, j’étais délégué à l’insertion de l’animal en ville. On me sollicitait fréquemment sur les problèmes de maîtrise de populations de pigeons. Je me suis donc intéressé de près à ces questions. Et j’ai apporté des solutions efficaces.

Par le fait, je me suis aperçu qu’il y avait des besoins non pas uniquement sur les pigeons mais sur les autres espèces d’animaux dits nuisibles. On parle ici des rongeurs, des moustiques, des blattes, des punaises de lit…. À ce titre, j’ai commencé à développer des formations dans ces différents domaines.

Certes, je suis vétérinaire et j’ai été enseignant à l’école vétérinaire pendant 40 ans. Mais aujourd’hui, l’ISTAV est d’abord une équipe pluridisciplinaire qui associe des compétences différentes dans le domaine de la biologie et du droit.

Qui sont les membres de l’ISTAV ?

Dans nos rangs, nous avons une éthologue. C’est une spécialiste du comportement animal. C’est important en particulier pour les problématiques liées aux rongeurs. Nous avons une ingénieure horticole, spécialiste des pathologies des plantes. Nous avons une spécialiste de la biodiversité qui nous aide à comprendre comment préserver la biodiversité. Parce que préserver la biodiversité, ce n’est pas un sport de riches. C’est une nécessité pour la survie de l’homme. Lorsqu’il n’y a plus de biodiversité, de plus en plus d’espèces invasives prennent le dessus. On le sait très bien !

Nous avons deux entomologistes incollables sur les différentes espèces d’insectes. Nous avons une qualiticienne en biologie qui maîtrise toutes les approches qualité dans le domaine de la maîtrise des nuisibles. Et nous avons une juriste spécialisée dans le droit de l’environnement et notamment les espèces animales.

Toutes ces personnes ont un haut niveau de qualification. Et cette approche pluridisciplinaire permet de répondre au mieux à toutes les problématiques qui nous intéressent et nous incombent.

Tout le monde s’accorde à dire que le Certibiocide n’est pas suffisant. Qu’attendez-vous de la part du syndicat, du gouvernement, des formateurs, des professionnels ?

Moi, je crois que le Certibiocide a apporté beaucoup de chose en termes de compréhension des dangers et de maîtrise des risques. Ce n’est pas anodin d’utiliser les produits chimiques. Il faut les utiliser à bon escient. C’était important de faire comprendre cela à tout un chacun. Et ce message commence à passer, globalement. C’est une vraie réussite.

Maintenant, le Certibiocide ne donne pas les solutions. La vraie solution, c’est le Certificat de qualification professionnelle. Le CQP technicien applicateur en lutte antiparasitaire est une formation longue. L’ISTAV est le premier organisme à réaliser cette nouvelle formation qualifiante, diplômante. Le CQP donne aux techniciens hygiénistes toutes les compétences pour appliquer les produits et comprendre ce qu’ils font lorsqu’ils appliquent un traitement sur les nuisibles.

Beaucoup trop d’erreurs sont encore réalisées aujourd’hui. Grâce au CQP, les personnels sont formés. Cela veut dire que le chef d’entreprise peut se reposer sur ces personnes. Il peut discuter avec ses applicateurs pour trouver les méthodes les mieux adaptées à chaque situation.

Cela fait vraiment partie de l’ADN de notre société de vouloir apporter cette compétence aux entreprises.

Si vous aviez une bouteille à jeter à la mer, quel message contiendrait-elle ?

Mon souhait, c’est qu’on comprenne que, certes il y a un investissement à faire dans l’acquisition de compétences à l’heure actuelle. Mais demain, la vie sera meilleure quand on passera à une vraie maîtrise des indésirables plutôt qu’à une extermination, telle qu’elle a pu exister il y a quelques années. Et ce sera profitable à la fois pour les prestataires, pour les clients, et la société dans son ensemble.

Comme j’expliquais tout à l’heure, quand on porte trop atteinte à la biodiversité, oui, le bénéfice est immédiat. Mais on a des conséquences dramatiques à long terme. Et pour être tout à fait pragmatique, rappelons enfin que le coût des pertes de biodiversité sont évaluées à 1400 milliards d’euros !

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