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Le numérique au service de la lutte anti-rongeur

image contenant un smartphone tenu dans une main et des bâtiments dans le fond
© Gerd Altmann | Pixabay
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Dans Pest Magazine, Peter Trotam explique que les technologies numériques sont sur le point de transformer l’avenir de la lutte contre les rongeurs. Plus précisément, la lutte anti-rongeur dépendra de plus en plus du numérique. Selon ce dirigeant britannique, l’utilisation de capteurs numériques à distance, par exemple, permet de réduire les coûts, avec des visites moins nombreuses et plus ciblées. De plus, elle apporte également un service de qualité qui réduit le risque pour les clients.

Lutte antiparasitaire, des coûts en augmentation

Sur le marché de la lutte antiparasitaire depuis 40 ans, Peter Trotman, consultant et chef d’entreprise britannique, a opté pour les technologies numériques appliquées au contrôle des nuisibles. Par exemple, adapter le numérique dans la lutte anti-rongeur.

Cet secteur, observe un potentiel de croissance important.

Le marché connait une forte concurrence des prix. Et les coûts d’un contrat conventionnel ont tendance à augmenter alors que le prix que les clients sont prêts à payer augmente en moindre proportion. Les espèces envahissantes coûtent donc de plus en plus cher.

En effet, le coût du transport augmente : au niveau du carburant, et en raison des embouteillages qui allongent les temps de déplacement. Par conséquent, les coûts de main-d’œuvre augmentent également, bien que les techniciens de lutte antiparasitaire aient des salaires inférieurs à ceux des travailleurs d’autres industries, à compétences similaires, d’après Trotman.

Par ailleurs, l’augmentation des salaires est positive et équitable, mais elle signifie moins de profit pour l’entreprise. Ou même pas de profit du tout, ce qui n’est pas soutenable.

Tout ceci rend difficile la croissance des entreprises de lutte antiparasitaire, qui devront, à moyen et à long terme, innover et se transformer pour rester sur le marché.

Technologie numérique et maitrise des coûts

Selon Trotman, la technologie numérique s’imposera dans les années à venir. Certes, il y a un coût initial d’investissement, mais ces technologies, qui sont sur le marché depuis un certain temps, affichent des prix désormais beaucoup plus cohérents étant donné les économies qu’elles génèrent.

Grâce aux capteurs numériques à distance, il est possible d’améliorer la qualité de service grâce à une surveillance 24 heures sur 24. Cette technologie, selon lui réduit d’environ 30% les visites aux clients.

Cela représente des économises sur les coûts de main-d’œuvre et de déplacement.

De plus, soulignons également les économies réalisées sur les rodonticides, dont l’efficacité diminue en raison de l’augmentation de la résistance et des restrictions d’utilisation croissantes imposées par la législation européenne.

Pour les Britanniques, l’utilisation intensive d’appâts et de rodonticides ne fera pas partie d’une activité durable pour l’avenir. Celle-ci mettra plutôt en œuvre une gestion intégrée des nuisibles, dans laquelle les rodonticides seront appliqués en dernier recours.

Un métier qui change

Peter Trotman a été l’un des premiers à adopter la technologie des capteurs à distance. Cependant, il prévient qu’il ne s’agit pas simplement d’échanger une boîte d’appâtage contre un piège intelligent. Car l’emplacement des capteurs doit être soigneusement réfléchie surtout dans la lutte anti-rongeur. S’ils sont correctement placés, il faut en positionner beaucoup moins que des appâts.

L’hermétisation des bâtiments réduit énormément l’activité des rongeurs ainsi que l’utilisation de rodonticides, puisque la méthode de contrôle préférentielle retenue est la capture. Grâce aux capteurs les techniciens n’examinent plus inutilement les pièges dans lesquels il n’y a pas eu d’activité. Ils peuvent ainsi passer plus de temps à réfléchir aux solutions et à interagir avec le client.

La technologie numérique permet d’obtenir des données en temps réel qui, associées à une connaissance historique des espaces à contrôler, permettent une gestion optimisée, avec un déploiement des ressources en fonction des risques, moins de visites et des recommandations plus pertinentes.

Tout cela se traduit par un meilleur service pour le client et un travail plus satisfaisant pour les techniciens.

De nombreuses entreprises de lutte antiparasitaire dépendent encore d’approches plus traditionnelles. Mais elles ne peuvent ignorer les changements à venir, d’après Peter Trotman.

Adopter cette technologie

Peter Trotman recommande de connaître le produit numérique, de se familiariser avec et de vérifier son bon fonctionnement en l’utilisant. Une fois qu’on lui fait confiance, on peut considérer comment cette technologie s’adapte au portefeuille client et essayer de l’introduire auprès de certains d’entre eux.

Pour vendre cette approche par exemple, il a introduit auprès de ses clients un package de vente supplémentaire. Ce package inclut d’évaluer les risques et de montrer comment rendre leurs installations moins attrayantes et accessibles aux nuisibles.

L’entreprise doit essayer de voir clairement le rôle que la lutte antiparasitaire numérique peut ou doit jouer dans son activité future. C’est essentiel pour ne pas perdre de parts de marché au cours des cinq prochaines années. Parce que, pour Trotman, la technologie numérique est là et la question n’est pas de savoir si elle va décoller ou non, mais quand.

Source : Pest Magazine

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