Dératisation

Dératisation : gestion des souris dans les grands bâtiments

Dératisation grands bâtiment : illustration d'un expert anti-nuisible lors d'une opération de dératisation
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Les souris sont des créatures indésirables qui peuvent causer des problèmes majeurs dans les grands bâtiments. Qu’il s’agisse d’entrepôts, d’usines ou de complexes commerciaux. Leur présence peut entraîner des dégâts matériels, une perturbation des activités et même des risques pour la santé des occupants. Voilà pourquoi selon le Dr. Mohammed El Damir , la dératisation est un enjeu majeur pour garantir un environnement sûr et sain dans ces installations.  Benoît Cottin, entomologiste donne des précisions sur un passage de ce discours .

Comment se débarrasser des rongeurs ?

Les souris sont de bonnes enseignantes. Elles apprennent à leur progéniture à ignorer les appâts de lutte contre les rongeurs et à survivre aux techniques de piégeage des souris, d’où la résistance.

Ca s’appelle de la résistance comportementale et je ne crois pas qu’on ait réussi a le prouver !

Benoit Cottin, LGH

Pour faire face aux souris dans un grand établissement, essayez les cinq conseils suivants :

Identification des zones d’infestation de souris

Il est essentiel de détecter les zones où les souris se sont installées dans les grands bâtiments. Cette étape permet de concentrer les efforts de gestion sur les zones les plus touchées. Un suivi régulier, avec une échelle de mesure adaptée, permet d’identifier l’activité des souris à l’intérieur et à l’extérieur de chaque zone.

Division du site en zones pour la gestion de la dératisation

Pour faciliter la gestion et la communication, il est conseillé de diviser le site en plusieurs zones qui existent déjà ou qui sont utilisées par la direction de l’usine. Par exemple, le chargement, le stockage, la gestion des déchets et les espaces verts. Cette approche permet une gestion plus ciblée et une meilleure documentation des actions entreprises.

Plan d’intervention pour la dératisation

Image illustrant plan de travail

@pixabay

Toute intervention commence par une inspection minutieuse afin de prendre les mesures correctives nécessaires. Il est essentiel de procéder à des inspections régulières des zones touchées, avec une attention particulière aux points d’entrée, aux cachettes et aux signes d’activité des souris. Un plan d’action clair et concret établi pour chaque nouveau cas d’infestation de souris.

Voici un exemple de plan d’intervention :

  • Repérer les terriers et les appâter (placer des boulettes d’appât en vrac éprouvées dans le terrier).
  • Augmenter le nombre de postes d’appâtage et la fréquence de gestion dans la zone pendant une période donnée.
  • Marquer les pièges supplémentaires et noter l’emplacement de chaque piège sur le schéma des lieux. Ce schéma doit être tenu à jour.
  • Inspecter pour localiser les points d’entrée ou les abris autour, au-dessus ou au-dessous de la zone affectée.
  • Documenter et communiquer les résultats de l’inspection et poursuivre la surveillance.

Traitement et évaluation de l’infestation de souris dans les grands bâtiments

Il est important d’évaluer les progrès réalisés dans la réduction du nombre de souris. Une évaluation régulière, basée sur l’analyse des risques, est effectuée pour chaque zone. Elle prend en compte les niveaux d’infestation, les changements intervenus depuis la dernière évaluation, les facteurs saisonniers et la comparaison entre l’activité intérieure et extérieure. Les résultats de l’évaluation sont utilisés pour adapter le plan d’intervention en conséquence.

piège à souris

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Communication des mesures prises contre les rongeurs

Une communication régulière avec tous les acteurs impliqués dans le programme de lutte anti-nuisibles est essentielle. Des réunions régulières pour discuter du niveau d’activité des souris, des mesures correctives à prendre et des responsabilités de chacun sont importantes. Il est également important de partager des photographies des conditions propices aux infestations et de fournir des recommandations pratiques pour les prévenir.

Les approches de lutte contre les rongeurs peuvent inclure l’utilisation de répulsifs, de pièges, d’ultrasons, ainsi que le maintien de la propreté et la mise en œuvre de mesures préventives. La responsabilité de la lutte contre les rongeurs peut varier d’une situation à l’autre. Elle incombe généralement aux propriétaires de biens privés. Le cadre juridique réglemente la lutte contre les rongeurs afin de garantir la santé publique, la sécurité et l’efficacité des méthodes d’élimination.

La responsabilité de la lutte contre les rongeurs varie en fonction de la situation. Dans les logements locatifs, elle peut être partagée entre le locataire et le propriétaire. Ce dernier est généralement responsable de l’élimination des rongeurs avant la location. Dans les propriétés privées, la responsabilité incombe généralement au propriétaire, qui doit supporter les coûts de traitement, de réparation et de prévention des infestations futures. Les lois locales précisent les responsabilités spécifiques dans chaque cas.

Effectivement la loi Elan stipule bien que le propriétaire, le bailleur, se doit de louer un logement décent. Donc à l’entrée du locataire si des souris sont constatées, bien évidemment c’est à la responsabilité du propriétaire de prendre en charge cette dératisation. Également, si on arrive à prouver que les souris viennent d’un problème des parties communes, ce sera donc au syndic de copropriété de prendre ça en charge. Et de façon globale, de toute façon le problème avec la dératisation contre des souris sera généralement à la charge du propriétaire sauf si ce dernier arrive à prouver qu’il a eu un défaut d’entretien de la part du locataire. Et c’est uniquement dans ce cas là.

Avis de l’entomologiste Benoit Cottin, LGH

Le cadre juridique de la lutte contre les rongeurs est conçu pour protéger la santé publique, la sécurité et les biens. Il réglemente les méthodes d’élimination des nuisibles afin de garantir leur sécurité et leur efficacité.

Source : mypmp / Dr. Mohammed El Damir, BCE

Benoît Cottin, LGH

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