DératisationScience & Biodiversité

Le rat influencé par le regard de l’autre

rat entrain de marcher dans la forêt
© ivabalk | Pixabay

Une étude récemment menée sur des rats illustre un concept né à New York, en 1964, appelé « effet témoin » ou « effet spectateur ». Elle a été publiée dans la revue américaine Science Advances.

Ainsi, si un rat se fait agresser et qu’il n’y a qu’un seul témoin, ce rat témoin aide la victime. En revanche, si le témoin de la scène est entouré d’individus passifs, il aura curieusement tendance à ne pas non plus aider la victime. L’expérience démontre enfin que lorsque les congénères portent secours à la victime, notre rat témoin se montre beaucoup plus secourable encore que s’il était le seul témoin.

Cette dernière observation cadre bien avec une étude de Richard Philpot. Selon cette étude, les témoins d’une scène violente sont généralement enclins à intervenir. Notons que dans l’expérience les rats sont passifs parce qu’on leur a administré des drogues. Les résultats de cette étude peuvent donc être de bons indicateurs sur la compréhension des comportements humains.

Cette étude tombe à point, selon Peggy Mason, neurobiologiste à l’Université de Chicago et auteure principale de l’expérience. Elle confie à l’AFP : « Dans l’affaire George Floyd, il y avait trois autres policiers, dont un qui était devenu policier pour changer ce qu’on disait sur les brutalités policières contre les personnes noires, et pourtant, il est resté à côté sans intervenir ».

D’après elle, les policiers n’étaient pas sous l’effet des drogues comme les rats. Mais les « années d’entraînement » avaient provoqué chez eux un conditionnement similaire…

Source : Science Advances 

lire également :

Que pensez-vous de cet article?

J'aime
2
J'adore
3
Etonnant
0

Découvrez aussi

Découvrez aussi

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.